Oriane BALDO
Psychothérapie ● Sexothérapie ● Thérapie de couple

 

Les fausses croyances liées à la sexualité sont souvent à l'origine des troubles sexuels.

La majorité des troubles sexuels peuvent être traités par la sexothérapie. En effet, la plupart des problèmes d’ordre sexuels présentent toujours une composante psychologique. Évoquer la sexualité n’est pas toujours facile, c’est pourquoi je propose un entretien verbal décomplexé et détendu, dans un cadre bienveillant et sans jugement.

La durée du traitement dépend de la nature du trouble et de l'investissement du patient dans sa thérapie.

Les motifs de consultations sont multiples et dépendent des inquiétudes, des questionnements et des insatisfactions de chacun quant à sa vie érotique. Toutefois les principales causes de consultations en sexothérapie sont les suivantes :

L’éjaculation précoce

L’éjaculation précoce n’est pas une maladie! C'est le problème sexuel masculin le plus répandu. Environ 35 % des hommes souffrent de ce trouble psycho-sexuel. On parle d’éjaculation précoce (ou prématurée) quand celle-ci survient avant que l’homme ne le souhaite : soit avant la pénétration (pendant les préliminaires), soit très rapidement (quelques secondes ou minutes) après la pénétration, et cela à chaque rapport sexuel. C'est un réflexe naturel souvent causé par une mauvaise gestion de l'excitation. La difficulté à contrôler son éjaculation peut parfois être mal vécue et nuire à la sexualité du couple.

Trouble du désir

Il s’agit d’une absence ou d’une baisse de l’intérêt pour la sexualité. On l'appelle aussi trouble de la libido. Quand cela se produit dans un contexte conjugal, il peut être à l’origine de frustrations et de ressentiments vis-à-vis du conjoint qui obtient du plaisir alors que l’autre vit la relation sexuelle comme une mission à accomplir.

Les troubles de l’érection

C'est le motif de consultation le plus fréquent chez les hommes. L’impuissance est une forme de dysfonction érectile courante qui touche 1 homme sur 4 au cours de sa vie, qu’importe son âge. Elle se définit comme l’impossibilité pour l’homme d’avoir une érection suffisante pour permettre un rapport sexuel satisfaisant. Plusieurs facteurs interviennent dans ce trouble, le vieillissement, les soucis du quotidien, le stress au travail ou dans le couple, une consommation excessive de tabac ou d’alcool, la fatigue, l’appréhension de l'acte sexuel en lui même, sont directement responsables de ce trouble érectile. Aujourd'hui des médicaments sont efficaces pour traiter l'aspect physiologique de ce trouble, mais seule une sexothérapie permet d'instaurer de nouveau une confiance. Car le retour de l’érection ne signifie pas le retour de l’harmonie sexuelle.

Le vaginisme

Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé) la définition du vaginisme est « Une contraction involontaire, répétée, persistante, des muscles du vagin en cas de tentative de pénétration par le pénis, doigt, tampon ou spéculum. » Le vaginisme est un dysfonctionnement sexuel assez fréquent et s'accompagne très souvent d'anxiété, d'un sentiment de honte et de culpabilité. Ce trouble est à l'origine de frustrations et de problèmes de couple. C'est une réaction de peur quant aux représentations faussées du vagin ou du pénis. La sexothérapie est souvent une solution efficace pour lutter contre ces fausses pensées qui entravent une sexualité épanouie.

L’anorgasmie

Il s'agit d'une absence d’orgasme. Cela concerne autant les hommes que les femmes. Attention, souffrir d' anorgasmie ne signifie pas souffrir de frigidité! En effet, les personnes qui souffrent d'anorgasmie éprouvent du désir. Le plaisir et l’excitation peuvent exister pendant l’acte sexuel ou pendant la masturbation, mais l’orgasme ne sera pas atteint. La sexothérapie a pour objectif de lever les inhibitions et d’aider la femme, l'homme ou le couple a découvrir ou redécouvrir un érotisme ludique.

Les mésententes sexuelles

Trois types de mésententes existent : celles liées à la méconnaissance des zones érogènes du partenaire et parfois de ses propres zones érogènes, celles liées à une incompatibilité de fréquence des rapports et celles liées à une incompatibilité de scénario ou de fantasme érotique. 

  • Les mésententes sexuelles liées à une méconnaissance des zones érogènes.

Les hommes et les femmes n’ont pas les mêmes zones érogènes. Les organes génitaux féminins n'étant pas visibles directement, les femmes peuvent développer une réceptivité érogène en dehors de la zone génitale. En revanche, la visibilité de l’organe masculin conduit les hommes à réduire leur sensualité à la zone génitale. Ainsi les hommes auront tendance à exciter chez la femme les zones qui sont fortement réceptives chez lui c'est-à-dire la zone génitale. Elles pourraient se sentir incomprises et négligées. De même, les hommes pourraient ressentir de l’ennui si sa partenaire lui prodigue trop de caresses à la périphérie de la zone génitale.
Pour éviter des frustrations, il faut donc apprendre à connaître et à élargir sa cartographie érotique. Le sexothérapeute pourra aider les hommes et les femmes à mieux se connaître, à élargir leur potentiel réceptif et à établir une communication érotique.

  • Les mésententes sexuelles liées à la fréquence des rapports

Il arrive que l’un des partenaires a une demande sexuelle plus importante que l’autre. A la longue la frustration générée chez celui qui a une demande plus importante peut entraîner des ressentiments et un trouble du désir chez celui qui est le moins en demande. Lorsque cette situation perdure, la consultation chez un sexothérapeute peut permettre d’éviter que le couple ne s’enlise dans un conflit conjugal.

  • Les mésententes liées à une discordance sexuelle

Il est fréquent de recevoir des couples dont la femme se plaint d’une attitude trop tendre et pas assez virile de leur partenaire. Mais la femme peut reprocher, à l'inverse, à l’homme une trop grande concentration sur la zone génitale au détriment de l'aspect sentimental. Chez les hommes, les reproches se situent autour d’une trop grande passivité de la femme, un manque d’intérêt pour les comportements sexuels ou de féminité. Une sexothérapie de couple peut amener à une réflexion sur soi, l’émancipation par rapport aux stéréotypes sociaux et l’élargissement des rituels sexuels du couple.

Douleur pendant le rapport ou Dyspareunie féminine

Les femmes peuvent ressentir une douleur pendant ou après le rapport. Cette douleur peut avoir des causes multiples : une cicatrice douloureuse après un accouchement,, une allergie au préservatif, une lubrification vaginale insuffisante (sécheresse vaginale), un amincissement de la paroi vaginale suite à la ménopause… Mais lorsque les causes physiologiques sont écartées et qu’il n’y a pas de raisons objectives de ressentir une douleur et que la femme continue à se protéger et à se tendre le rapport reste douloureux. Une sexothérapie peut donc apporter des solutions et permettre à la femme de reprendre le contrôle de son corps.

Les conduites addictives

On parle d’addiction lorsque la conduite a envahi la vie quotidienne au point d’empêcher la personne de vivre. L’addiction à la sexualité et/ou à la pornographie, comporte une dimension dépressive sous-jacente.

Orientation sexuelle

Un désir, un rêve, une émotion suscitée par une personne de même sexe peut générer des inquiétudes et des questionnements quant à son orientation sexuelle. D’autre part, il n’est pas toujours évident d’assumer son homosexualité. Le sexothérapeute peut alors apporter un soutien dans le cheminement vers l’acceptation de son homosexualité.

Pathologies et Maladies

L’échange sexuel pendant ou après un événement fragilisant tel qu'un cancer avec ou sans interventions chirurgicales, peut être difficile. Il est donc important de pouvoir communiquer avec son partenaire des angoisses liées à la maladie. En effet, rester une personne sexuée à part entière ne peut être que positif dans le traitement de la maladie.

Et toutes les autres questions...

Il existe autant d’interrogation qu’il existe de couples ou d’individus. On retrouve fréquemment des inquiétudes autour de la masturbation, la difficulté à parler de sexualité à son enfant, la difficulté à vivre l’homosexualité d’un enfant, les demandes du conjoint (sodomie, échangisme…), les plaintes autour de la passivité de la partenaire, l’incidence de la ménopause sur la sexualité…

 

La santé sexuelle

Défini par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé ) en 1975 la Santé sexuelle est définit ainsi :
«La santé sexuelle est un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social, associé à la sexualité. Elle ne consiste pas uniquement en l’absence de maladie, de dysfonction ou d’infirmité.
La santé sexuelle a besoin d’une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, et la possibilité d’avoir des relations sexuelles qui apportent du plaisir en toute sécurité et sans contraintes ni discriminations ou violence. Afin d’atteindre et de maintenir la santé sexuelle, les droits sexuels de toutes les personnes doivent être respectés, protégés et assurés.»


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